Délinquance 2025 par département : vols, cambriolages et violences dans les chiffres officiels

Les chiffres 2025 de la délinquance par département doivent être lus avec méthode. Les données disponibles ici proviennent de la Base statistique départementale de la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie, Ministère de l’Intérieur, mise à jour 29 juin 2026. Elles portent sur des faits enregistrés, et non sur l’ensemble des faits subis par les habitants, car une partie des infractions ne donne pas lieu à plainte ou à constatation directe.
L’extrait exploitable couvre dix départements, de l’Ain à l’Aube, pour trois indicateurs renseignés : les vols sans violence contre des personnes, les cambriolages de logement et l’usage de stupéfiants. La catégorie coups et blessures volontaires est mentionnée dans le jeu fourni, mais aucune valeur départementale n’est disponible dans cet extrait. Elle ne peut donc pas être classée sans ajouter une donnée extérieure.
Les taux pour mille habitants ne sont pas renseignés dans les faits fournis. Le classement présenté repose donc sur les nombres enregistrés. Cette lecture favorise mécaniquement les départements les plus peuplés ou les plus fréquentés. Pour comparer l’exposition des habitants, il faudrait disposer des taux rapportés à la population, ou recalculer ces taux à partir d’une population de référence clairement identifiée.
Ce que mesure la statistique départementale
La statistique de délinquance enregistrée mesure les faits connus des services de police et de gendarmerie. Elle dépend donc à la fois de la réalité des infractions, du dépôt de plainte, de l’activité de contrôle et des méthodes d’enregistrement. Un volume élevé peut traduire un territoire plus peuplé, plus urbain, plus touristique ou davantage contrôlé. À l’inverse, un volume plus faible ne signifie pas automatiquement une absence de faits.
Pour 2025, l’extrait disponible permet une comparaison limitée mais utile entre dix départements. Les Alpes-Maritimes ressortent avec les volumes les plus élevés sur les trois indicateurs renseignés. Ce résultat doit être interprété avec prudence, car le département regroupe de fortes densités urbaines et des flux importants, sans que ces éléments soient quantifiés dans les faits transmis. Le site Régions et Départements suit ce type de données territoriales en distinguant les volumes bruts, les taux et les évolutions lorsque les séries complètes sont disponibles.
Tableau des faits enregistrés en 2025
Le tableau ci-dessous reprend uniquement les valeurs fournies. Les cellules non renseignées ne sont pas complétées par estimation. Les nombres sont des faits enregistrés par département et par catégorie. Ils ne doivent pas être additionnés pour produire un total de délinquance générale, car les indicateurs ne couvrent qu’une partie des infractions et ne décrivent pas toutes les formes de délinquance.
| Code | Département | Vols sans violence contre des personnes | Cambriolages de logement | Usage de stupéfiants | Coups et blessures volontaires |
|---|---|---|---|---|---|
| 01 | Ain | 3254 | 2897 | 2008 | Non renseigné dans l’extrait |
| 02 | Aisne | 2877 | 1475 | 1941 | Non renseigné dans l’extrait |
| 03 | Allier | 1789 | 1122 | 1797 | Non renseigné dans l’extrait |
| 04 | Alpes-de-Haute-Provence | 973 | 446 | 1222 | Non renseigné dans l’extrait |
| 05 | Hautes-Alpes | 1034 | 320 | 839 | Non renseigné dans l’extrait |
| 06 | Alpes-Maritimes | 14074 | 3404 | 7359 | Non renseigné dans l’extrait |
| 07 | Ardèche | 1564 | 843 | 1083 | Non renseigné dans l’extrait |
| 08 | Ardennes | 1407 | 855 | 950 | Non renseigné dans l’extrait |
| 09 | Ariège | 901 | 402 | 510 | Non renseigné dans l’extrait |
| 10 | Aube | 2047 | 1134 | 1030 | Non renseigné dans l’extrait |
Vols sans violence : les Alpes-Maritimes très au-dessus dans l’extrait
Pour les vols sans violence contre des personnes, les Alpes-Maritimes affichent 14074 faits enregistrés. C’est le volume le plus élevé parmi les dix départements de l’extrait. L’Ain suit avec 3254 faits, puis l’Aisne avec 2877 faits. L’Aube compte 2047 faits, devant l’Allier avec 1789 faits, l’Ardèche avec 1564 faits et les Ardennes avec 1407 faits. Les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence et l’Ariège ferment ce classement en volume, avec respectivement 1034, 973 et 901 faits.
Ce classement en nombres bruts ne permet pas de dire que le risque individuel est plus élevé dans un département que dans un autre. Il indique seulement où le plus grand nombre de faits a été enregistré. Pour comparer les territoires à population différente, il faut un taux pour mille habitants. Or ce taux est absent des valeurs transmises. Le calcul serait possible avec une population officielle de référence et une formule simple : nombre de faits divisé par population, puis multiplié par 1000. Sans cette base, le classement par taux ne doit pas être reconstitué.
Cambriolages de logement : un classement différent selon les départements
Les cambriolages de logement montrent une hiérarchie proche pour les premiers rangs, mais avec des écarts moins massifs que pour les vols sans violence. Les Alpes-Maritimes comptent 3404 cambriolages de logement enregistrés. L’Ain arrive ensuite avec 2897 faits, devant l’Aisne avec 1475 faits. L’Aube suit avec 1134 faits, puis l’Allier avec 1122 faits. Les Ardennes affichent 855 faits, l’Ardèche 843, les Alpes-de-Haute-Provence 446, l’Ariège 402 et les Hautes-Alpes 320.
La lecture des cambriolages appelle une prudence particulière. Le nombre de logements, la part de résidences secondaires, la périurbanisation et la présence d’axes de circulation peuvent jouer sur les volumes. Ces facteurs ne figurent pas dans l’extrait fourni. Il serait donc imprudent d’expliquer les écarts par une cause unique. Le tableau signale une distribution des faits enregistrés, pas une analyse complète des déterminants locaux.
Usage de stupéfiants : un indicateur sensible à l’activité de contrôle
Pour l’usage de stupéfiants, les Alpes-Maritimes comptent 7359 faits enregistrés. L’Ain suit avec 2008 faits, devant l’Aisne avec 1941 faits et l’Allier avec 1797 faits. Les Alpes-de-Haute-Provence affichent 1222 faits, l’Ardèche 1083, l’Aube 1030, les Ardennes 950, les Hautes-Alpes 839 et l’Ariège 510. Dans cet indicateur, le volume enregistré dépend fortement des contrôles, en plus des comportements constatés.
Contrairement à un cambriolage ou à un vol signalé par une victime, l’usage de stupéfiants est souvent constaté à l’occasion d’une intervention ou d’un contrôle. Une hausse ou un niveau élevé peut donc refléter une intensification des contrôles autant qu’une prévalence plus forte. La donnée reste officielle et utile, mais son interprétation doit intégrer cette dimension opérationnelle.
Classements par volume dans l’extrait disponible
Le tableau suivant présente les trois premiers départements pour chaque indicateur renseigné. Il ne s’agit pas d’un classement national complet, car seuls les dix départements fournis dans l’extrait sont disponibles. La mention classement par département doit donc être comprise ici comme un classement dans le périmètre des données communiquées, et non comme une hiérarchie exhaustive de tous les départements français.
| Indicateur | 1er volume | 2e volume | 3e volume |
|---|---|---|---|
| Vols sans violence contre des personnes | Alpes-Maritimes : 14074 | Ain : 3254 | Aisne : 2877 |
| Cambriolages de logement | Alpes-Maritimes : 3404 | Ain : 2897 | Aisne : 1475 |
| Usage de stupéfiants | Alpes-Maritimes : 7359 | Ain : 2008 | Aisne : 1941 |
Pourquoi les taux manquent pour comparer correctement
Les nombres bruts sont indispensables pour mesurer la charge réelle supportée par les services, les victimes et les territoires. Ils indiquent combien de faits ont été enregistrés. Mais ils ne répondent pas à une autre question : quelle est la fréquence des faits par rapport à la population ? Un département très peuplé peut concentrer davantage de faits tout en ayant un taux modéré. Un département moins peuplé peut afficher moins de faits mais un taux plus élevé.
Dans les données fournies, le champ taux pour mille apparaît sans valeur exploitable. Il ne faut donc pas le remplacer par une approximation. La méthode correcte consisterait à choisir une population de référence, par exemple la population municipale officielle d’une année donnée, puis à appliquer le même calcul à chaque département. Le résultat devrait ensuite être présenté avec la source de population, l’année utilisée et les éventuelles limites liées aux flux touristiques ou aux déplacements quotidiens.
Violences : absence de données dans l’extrait transmis
Le titre évoque les violences, et la catégorie coups et blessures volontaires figure bien dans la structure des faits disponibles. Toutefois, la liste correspondante est vide dans l’extrait transmis. Aucun nombre départemental n’est donc publiable ici pour 2025 sur cet indicateur. Ajouter un classement des violences sans donnée fournie reviendrait à inventer une information, ce qui fausserait la lecture statistique.
La bonne pratique consiste à signaler cette absence et à attendre le tableau complet avant de comparer les départements. Lorsque les valeurs seront disponibles, l’analyse devra distinguer les violences intrafamiliales, les violences hors cadre familial si la nomenclature le permet, et les coups et blessures volontaires dans leur ensemble. Sans cette précision, un seul volume agrégé peut masquer des réalités très différentes.
Lecture territoriale des dix départements fournis
Sur les trois indicateurs renseignés, les Alpes-Maritimes occupent systématiquement le premier rang en volume dans l’extrait. L’Ain se place également haut dans les trois catégories : deuxième pour les vols sans violence, deuxième pour les cambriolages et deuxième pour l’usage de stupéfiants. L’Aisne apparaît troisième dans les trois classements. Cette stabilité reflète les volumes enregistrés, mais elle ne suffit pas à établir une hiérarchie du risque sans taux rapporté à la population.
Les départements de montagne ou moins peuplés dans l’extrait, comme les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence et l’Ariège, affichent des volumes plus faibles sur plusieurs indicateurs. Là encore, l’interprétation doit rester limitée. Un faible nombre de faits peut tenir à la démographie, à l’occupation du territoire, à la saisonnalité ou à d’autres facteurs non fournis. Pour une lecture utile, il faudrait rapprocher ces volumes des habitants, des logements et des flux de présence.
Comment utiliser ces chiffres sans les surinterpréter
Ces données sont utiles pour identifier des ordres de grandeur et comparer les volumes enregistrés dans un périmètre donné. Elles peuvent servir à suivre les tendances départementales lorsque plusieurs années sont disponibles, à repérer des hausses ou des baisses, ou à examiner la répartition des faits par catégorie. En revanche, elles ne suffisent pas à qualifier seules la sécurité d’un territoire.
Une analyse complète devrait croiser les faits enregistrés avec les taux pour mille habitants, les évolutions annuelles, la densité urbaine, le nombre de logements, l’activité touristique et les pratiques de plainte. Elle devrait aussi distinguer les infractions déclarées par les victimes et celles révélées par l’action des services. C’est particulièrement important pour l’usage de stupéfiants, mais aussi pour certains vols qui peuvent être sous-déclarés.
Dans l’état des faits fournis, le point solide est le suivant : pour 2025, sur les dix départements affichés, les Alpes-Maritimes concentrent les volumes les plus élevés pour les vols sans violence, les cambriolages de logement et l’usage de stupéfiants. L’Ain et l’Aisne suivent dans les trois classements. Pour les violences, aucune valeur n’est exploitable dans l’extrait, et pour les taux, aucune comparaison par habitant ne peut être publiée sans source complémentaire.